La start-up partenaire de la semaine : Taktus - Altavia Coach

Taktus

Altavia œuvre au quotidien au service de l’activation commerciale des marques et enseignes à réseau.  Dans l’optique de proposer à ses clients les solutions les plus innovante et les plus pertinentes, le groupe a récemment noué un partenariat avec la start-up Taktus, spécialisée dans la conception d’expériences digitales originales pour développer le collaboratif entre vendeurs et clients. Entretien avec Alexandra Lecat, CEO et co-fondatrice de la société lilloise.

 

Quel a été votre parcours professionnel, avant de créer Taktus ?

Je suis issue d’une formation en Communication et Marketing. J’ai tout d’abord intégré une petite agence de communication, à Paris, où je suis restée pendant une dizaine d’années, comme chargée de comptes – principalement Shell et Ferrari –. En 2008, je suis revenue dans le Nord, d’où je suis originaire, pour intégrer une société de services informatique.

 

Comment Taktus est-elle née ?

Lorsque j’ai pris mon poste dans le Nord, les usages tactiles commençaient à peine à apparaitre. A l’époque, on ne parlait pas encore de « digitalisation du point de vente » ! Microsoft a lancé la première table tactile à reconnaissance d’objet, la Microsoft Surface. J’ai vraiment senti qu’il était possible de réaliser quelque chose à partir de l’union entre la technologie et l’usage. J’ai alors travaillé avec les développeurs, Microsoft ainsi qu’Alexandre Equoy, devenu mon associé.

 

Après un passage de quelques mois dans l’incubateur d’EuraTechnologies, nous avons créé, en juin 2012, Taktus, l’alliance de l’expertise technologique et de l’expérience clients. A cette époque, le marché n’était pas encore prêt. Nous avons commencé dans le secteur culturel (offices du tourisme) et dans la communication interne (Transpole, Leroy Merlin…).

 

Quelles solutions proposez-vous aujourd’hui ?

Nous réalisons des expériences digitales et émotionnelles développant le collaboratif entre vendeurs et clients : expériences digitales en point de vente, solutions d’aides à la vente pour le vendeur, solutions de mises en avant de produits… Ceci grâce, notamment, à l’invention d’un algorithme de configuration qui rend la table intelligente et la fait converger vers un écran 3D. L’objectif est d’augmenter le trafic dans les points de vente.
Un exemple ? Cette semaine, nous allons installer un corner digital dédié au vin, sur l’aire d’autoroute de Beaune. Avec la table tactile, le client pourra visionner des vidéos sur la Bourgogne, sur les processus de vinification et les vignes ; répondre à un quizz pour savoir « quel vin de Bourgogne » est fait pour lui ; plonger dans une carte vue du ciel pour obtenir des informations sur les différents terroirs de Bourgogne, les cépages, les parcelles et les appellations. Une borne e-commerce permettra également au client de commander du vin et de faire livrer les bouteilles sur son lieu de vacances ou chez lui, à son retour.

 

Qui sont vos autres clients ?

Le groupe de BTP Rabot Dutilleul, pour qui nous avons conçu une visite d’appartement témoin pour divers programmes immobiliers ; PSA, pour qui nous avons conçu une concession 2.0 dans le 16e arrondissement de Paris ; mais aussi Eiffage (autoroute), Nicolas Feuillatte (champagne)…

De manière générale, nous constatons que de plus en plus de clients veulent réduire leur surface de vente pour revenir dans les centres villes. Pour cela, ils ont besoin d’outils digitaux.

 

 

Mais le rapport au digital a également évolué…

Absolument. Les clients se concentrent beaucoup plus sur les usages que sur le digital « qui ne sert à rien ». C’est très positif car les vendeurs se sentent davantage valorisés et rassurés. Ils ont compris qu’il s’agissait d’outils d’aide à la vente, mis en place dans le but d’améliorer leurs performances.

 

Quel bilan faites-vous de l’année écoulée ?

L’année a été intense ! Nous sommes sur une croissance à 75 %, ce qui me fait dire que le marché est vraiment mature et prêt. Nous recevons de plus en plus de demandes de la part des grosses marques et de gros retailers.

 

Quels sont vos objectifs commerciaux et technologiques ?

Nous réalisons actuellement 750 000 euros de chiffre d’affaires ; notre objectif est de réaliser 1 million d’ici un an. Nous visons également la conquête de l’international dans les prochaines années. D’un point de vue technologique, notre souhait est de continuer à travailler la reconnaissance d’objets, sans dénaturer les produits !